Description
Par (auteur) Green, André; Préface de Urribarri, Fernando
:
André Green considérait Le Travail du négatif, qu’il publia en 1993 (Éditions de Minuit), comme l’une de ses élaborations les plus décisives, dans la mesure où elle cherche à fournir les bases conceptuelles nous permettant de comprendre les changements dans la pratique psychanalytique actuelle. La clinique du négatif se situe en effet au cœur du malaise contemporain représenté par des souffrances psychiques au-delà de la névrose, à l’image des états limites qui, depuis un quart de siècle, ne cessent d’infléchir et d’obliger au renouvellement le travail des analystes. Ainsi, dans la continuité de l’œuvre de 2011, le présent volume, organisé et presenté par Fernando Urribarri– à l’occasion du 10e anniversaire de la mort de l’auteur –, rassemble des écrits qui abordent les territoires clés de notre pratique actuell e : le narcissisme, la psychosomatique, la dépression. Tout en déployant les principaux concepts greeniens (pulsions destructrices, fonction désobjectivante, narcissisme de mort, etc.), il nous indique une pensée clinique capable de relever les défis du travail analytique aux limites de l’analysable.
Biographical note:
André Green (Le Caire, 1927 – Paris, 2012) psychiatre et psychanalyste, fut l’une des plus éminentes figures du mouvement psychanalytique international. Auteur d’ouvrages aussi importants que La Folie privée ; Narcissisme de vie, narcissisme de mort ; Le Travail du négatif ou La Clinique psychanalytique contemporaine, il nous laisse une œuvre qui fait désormais partie des classiques de la littérature psychanalytique.
Excerpt:
« En parlant d’un narcissisme de mort, je ne faisais que parachever la tendance qui, non contente de s’autosatisfaire au détriment de l’objet, allait encore plus loin dans le renoncement : après le désir de ne se soucier que de soi, il fallait que soi-même devienne à son tour indifférent à soi.Autant se couper de tout, et se laisser glisser dans l’auto-anéantissement. Je crois même que l’aspiration finale du narcissisme n’est pas l’amour de soi, mais l’autodisparition de soi dans l’isolation et la rupture de tous les liens avec l’objet : n’est-ce pas ce que le mythe raconte ?»






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